Dernières photos de CALAMITY, Puidoux, la veille de son dernier voyage.
CALA a été endormie au parc, paisiblement
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Hommage à CALAMITY, 2 juin 2005 :

CALAMITY nous a quittés aujourd’hui, à l’âge de 22 ans.
Arrivée chez nous le 26 juillet 2001, elle a coulé des jours heureux et a eu une retraite paisible.
Dire que s’en occuper tous les jours depuis 4 ans fut un bonheur journalier serait un pieux mensonge, car ma foi, la coquine avait son petit caractère... on peut même dire carrément un fichu caractère...
Le pansage était loin d’être sa tasse de thé et cette activité tournait  plus souvent à la partie de catch qu’au moment de détente. Lui mettre une couverture l’hiver pendant les grands froids était une gageure et un combat journalier. Ã ma grande fierté j’en suis toujours sortie vainqueur mais pas sans mal. Mais ne croyez pas que son caractère bien trempé ne se dévoilait qu’avec les humains, ce serait trop simple, même avec ses congénères mademoiselle faisait son petit chef. Il a été impossible de la mettre au parc avec notre autre vieux, pas un pour rattraper l’autre, ils se battaient comme des chiffonniers, il a même fallu créer des couloirs électrifiés entre leurs parcs respectifs car ils se chicanaient à travers les fils comme deux vieux chenapans qui se disputent quand ils sont ensemble et s’appellent quand ils ne se voient pas, allez donc comprendre...
Pendant 4 ans elle a partagé nos joies et nos peines ainsi que celles de nos chevaux et de nos chiens. Elle faisait partie de la famille et malgré ou peut-être à cause de ce caractère qui la rendait unique, aussi insupportable qu’adorable quand elle le voulait, elle avait su se rendre indispensable et attachante.
En 4 ans, jamais CALAMITY n’a été malade, si ce n’est une fois une petite colique et une... rage de dents : un  vrai roc, on pensait qu’elle nous enterrerait tous. Alors, quand il y a 1 mois et demi elle s’est subitement mise à boiter, nous avons d’abord pensé à une crise d’arthrose ou à un coup qu’elle se serait donné au box ou au parc, mais son état s’est rapidement aggravé et le vétérinaire a diagnostiqué une maladie naviculaire avancée avec probablement en plus une ostéoporose au niveau de l’os du pied.
Le maréchal a fait des miracles, lui créant des fers correctifs en silicone coulé sur ses pieds car il était impossible de lui mettre des clous, et nous avons pensé avoir gagné car pendant deux semaines elle a semblé aller vraiment mieux.
Malheureusement, ce n’était qu’une trêve car elle a recommencé à boiter de plus en plus et ce malgré des anti-inflammatoires à hautes doses - même se tenir simplement debout devenait une souffrance.
Ne pouvant me résoudre à prendre seule une décision, j’ai appelé Irène à l’aide afin qu’elle me donne son avis et malheureusement, elle n’a fait que confirmer ce que je savais sans vouloir l’admettre, nous étions arrivés au bout de la route.
Il fallait lui permettre de s’en aller avant qu’elle ne souffre trop.
Ce jeudi 2 juin, nous l’avons accompagnée pour sa dernière sortie au parc, dans cette herbe qu’elle aimait tant, pour son dernier voyage.
Je veux penser que là où elle est maintenant, le soleil est bien plus brillant et l’herbe bien plus verte, qu’elle galope à nouveau avec plaisir, car nous qui sommes restés nous sentons tous un peu orphelins.
Bonne route CALAMITY et merci pour tout ce que tu nous as donné durant ces années.

Patricia VAGNIÈRES, le 2 juin 2005.