Gugus-le-bien-nommé

Les «anciens» ne l'ont pas oublié : l'histoire du manège de La Pallanterie commence le 18 décembre 1976. Gugus-le-bien-nommé a fait son entrée peu après, acheté chez Wagneur, lors d'une vente aux enchères à Chavannes-de-Bogis. Il n'avait pas six ans, mais cet Irlandais «rustique» du Connemara avait déjà la réputation d'être un futur très bon cheval de manège.
Gugus était futé comme pas un. Il n'y avait peut-être que l'ânesse qui était aussi maligne que lui. Différemment. Lui, ce qu'il ne supportait pas, c'était d'être enfermé. Ainsi, il avait vite appris comment ouvrir son box ou sortir du paddock. S'il y avait un obstacle quelconque, Gugus trouvait toujours le moyen de le surmonter pour aller brouter... de l'autre côté. Et puis, rappelez-vous, lorsque le manège était divisé en deux entre les leçons et les «privés», qui est-ce qui adorait passer inopinément de l'un à l'autre ? Encore Gugus, naturellement ! Mais, s'il aimait semer la zizanie, ce malin petit cheval était très sérieux dans son travail, en particulier à la longe. Incalculable est le nombre de cavaliers qui ont été «mis en selle» grâce à ses allures régulières et surtout confortables. Il était aussi le meilleur pour les cours de voltige et donnait confiance aux plus petits... de taille. Ce qui étonnait toujours, c'est que ce cheval à la forte personnalité et au caractère marqué était d'une douceur sans égale avec les handicapés qui venaient au manège, comme s'il devinait leurs difficultés d'être. C'était vraiment un bonheur de le regarder travailler.
Après de nombreuses années de «service» au manège de La Pallanterie, Gugus-le-robuste est parti à la retraite en 1994, régulièrement visité par ses fidèles. Au pré, bien entouré, il vécut le plus heureux possible jusqu'à son dernier jour d'été - le 20 juillet 2002.
Il avait 31 ans.

Marie-Claire Lescaze
avec la complicité de Reynald et Janine Jaquerod

GUGUS, le 11 juillet 2002, en Bourgogne.

 

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